Edito

Les points de vues et perspectives sur les ressources humaines du secteur sanitaire, social et médico-social

 

Dans le n° 17 - Mai 2010

Les pôles d'activité à l'hôpital : former pour accompagner le changement

La récente loi hôpital, patients, santé et territoire, vient développer et amplifier le mouvement engagé en 2003 et structuré par les ordonnances de 2005, visant à déconcentrer la gestion dans l'organisation interne des établissements publics de santé. Le but est de responsabiliser les acteurs de l'hôpital et au premier chef, les médecins hospitaliers. Cette réforme engagée sur la base d'une expérimentation dés 2003 a très rapidement produit des effets positifs dans la réorganisation interne plus ou moins profonde selon les établissements. Aujourd'hui tous les établissements ont achevé cette phase visant à restructurer les services et unités fonctionnelles au sein de pôles d'activité. Cette première vague de réorganisation, sera d'ailleurs suivie d'une modification du découpage qui devrait intervenir dans les deux années à venir, vraisemblablement dans le sens d'une réduction du nombre des pôles d'activité.

La seconde étape du processus de déconcentration de la gestion et de responsabilisation des acteurs repose sur la mise en oeuvre effective des délégations de gestion qui pour l'instant ne sont pas généralisées voire quasiment inexistantes ou très embryonnaires dans beaucoup d'établissements. Ce chantier est aussi fondamental que celui de la recomposition des services et unités fonctionnelles. En effet ces structures sans délégation de gestion vont devenir très rapidement des coquilles vides illustrant une réforme à caractère purement cosmétique sans contenu opérationnel. La réforme de la gouvernance interne fondée sur l'association des médecins à la gestion et au management dans les établissements publics de santé se concrétise par la mise en place du conseil exécutif transformé maintenant en directoire, et le développement de l'implication directe des médecins dans la gestion des activités de soins, par la création des pôles et des fonctions de chef de pôle.

Lire la suite

Dans le n° 16 - Avril 2010

Nouvelle gouvernance bis : une mise en musique au pas de charge

Qui a dit que rien ne bougeait à l'hôpital ?

Le mode d'organisation des établissements en est une illustration éclatante. Rénovation des instances et du mode de pilotage, responsabilisation accrue du chef d'établissement, conseil de surveillance stratège, directoire resserré autour du directeur, chefs de pôles maîtres chez eux : la mise en oeuvre de la nouvelle gouvernance bis, version HPST, est en marche et elle n'est pas près de s'arrêter.

Lire la suite

Dans le n° 15 - Mars 2010

2010 : en route vers une privatisation de l'hôpital public ou vers une étatisation du secteur privé de la santé?

C'est de l'hôpital de Perpignan que le chef de l'État a surpris les hospitaliers en annonçant son souhait d'une refondation...de la médecine libérale !

Une mission à ce sujet est d'ores et déjà confiée au Président du conseil national de l'Ordre des médecins, Michel Legmann, dont les propositions sont attendues pour fin mars.

Lire la suite

Dans le n° 14 - Février 2010

Effectifs hospitaliers : la polémique

C'est un événement : pour la première fois, les effectifs de l'hôpital public reculent. Selon les données brutes de la base des statistiques annuelles d'activité (SAE) de la FHF, 1435 ETP ont été supprimés dans les hôpitaux entre 2008 et 2009. Ces chiffres méritent d'être mis en perspective à plusieurs titres sur un plan quantitatif: d'une part la baisse ne représente en réalité que 0,19% des effectifs totaux, et d'autre part elle fait suite à une augmentation de 100 000 postes au cours des 10 dernières années. Selon un rapport de la Cour des Comptes, ils ont même augmenté trois fois plus que l'emploi total du pays entre 1980 et 2008 (+54% contre +18%, voir notre zoom page 4). Il faut également tenir compte de l'expansion des effectifs du secteur médico-social et de la masse salariale globale des hôpitaux en augmentation d'une année sur l'autre. Au pire pourrait-on parler de stabilisation plutôt que de baisse, surtout si l'on compare avec la fonction publique de l'Etat qui aura fondu de 100 000 agents entre 2007 et 2010.

Sur un plan plus qualitatif on retiendra que les baisses concernent principalement les emplois d'aides-soignants (environ 500 ETP en moins) et les emplois des agents de service hospitalier (ASH, environ 1.000 ETP en moins). Les personnels médico-techniques, qui représentent une part importante des services supports, ont aussi baissé d'environ 400 ETP. Certains de ces services ont été externalisés. En revanche le nombre d'infirmiers non spécialisés et les personnels médicaux ont légèrement augmenté. Ces chiffres cachent aussi des réalités bien différentes d'un établissement à l'autre. Ici, on assiste au non remplacement de départs en retraite, là à des départs volontaires accompagnés de primes.

Lire la suite

Dans le n° 13 - Janvier 2010

Les nouveaux horizons du dialogue social

Le dialogue social dans les établissements publics de santé obéit à un paradoxe. Le conflit est en effet un élément structurant dans la vie sociale hospitalière. Il révèle une situation bien française : un syndicalisme éclaté constitué essentiellement de militants quasiprofessionnels. Les adhérents sont peu nombreux et condamnés soit à légitimer l'organisation en place pour y prendre parfois des responsabilités, soit à la quitter. Quelques organisations ont pris en compte cette réalité dans leur propre stratégie. Syndicalisme d'adhérents ou de services ; les résultats mêmes s'ils sont notables, n'ont toutefois pas bouleversé le champ social. La faute n'incombe pas totalement à la structuration interne de syndicats qui glorifient le militant au détriment de l'adhérent. En fait, c'est l'objet même du syndicalisme qui mérite d'être questionné. A quoi servent les organisations professionnelles ?

Cette question peut apparaître inutilement provocatrice. Pour autant, attardons-nous quelques instants sur cette interrogation. Nous avons connu dans un passé encore proche les grandes confédérations comme puissants leviers de transformation sociale notamment dans l'industrie. Qu'en reste-t-il ?

Lire la suite

Dans le n° 12 - Décembre 2009

L'hôpital verdit !

L'année 2009 concrétise le Grenelle Environnement lancé en 2007 par l'adoption de la première loi déterminant les objectifs de l'État dans le domaine environnemental, et par là même les établissements de santé. Le défi à relever est clair : intégrer l'environnement. La loi du 3 août 2009 est assortie de nouvelles obligations à respecter à l'issue desquelles des engagements ont été définis dans la convention du 27 octobre 2009 signée entre les fédérations hospitalières FHF et FEHAP, et le gouvernement.

L'hôpital doit désormais se positionner en modèle de l'intégration de l'environnement dans la conduite de ses projets, ses pratiques, ses programmes dans un objectif de développement durable. La convention établit six nouveaux principes directeurs devant guider tout établissement : évaluer objectivement la performance en matière de développement durable, intégrer les enjeux du développement durable dans les pratiques professionnelles des acteurs de santé, prendre en compte systématiquement ces enjeux dans l'évaluation des projets et dans les processus de décisions, amplifier les programmes de formation et les actions de sensibilisation aux enjeux et aux projets de développement durable, intégrer des critères de performance développement durable dans le management et envisager le développement durable des établissements au niveau de leur territoire d'installation et d'influence.

Lire la suite

Dans le n° 11 - Novembre 2009

Un lien pour garder le lien

Ce numéro spécial de SANTE RH, partenariat avec le CNG, est l'occasion de dresser un bilan des deux premières années d'existence de l'établissement dont la loi " Hôpital, Patients, Santé et Territoires " (HPST) récemment promulguée amplifie les missions.

Créé en 2007, le CNG, établissement public pionnier du secteur hospitalier public en matière de gestion individualisée de la carrière des personnels de direction et des praticiens hospitaliers, s'impose désormais comme un acteur essentiel et dynamique, résolument engagé dans la modernisation de l'approche et de la gestion des ressources humaines.

Lire la suite

Dans le n° 10 - Octobre 2009

A vos masques, etc.

" Ils ne mourraient pas tous mais tous étaient frappés * ". Et chacun de s'interroger sur le quand et le comment arrivera son tour d'être frappé par cette pandémie grippale que l'on voit arriver de tellement loin que l'on est presque déçu de sa relative innocuité, du moins pour l'instant (80% des français ne la craignent pas **). Alors tout ça pour ça, en d'autres temps on aurait parlé de " pschitt ". Chronique d'une catastrophe annoncée où nos peurs en temps de crise doivent trouver un exutoire facilement identifiable : les extras terrestres pendant la guerre froide, la peur millénariste au passage de l'an 2000...

Si l'on évacue la thèse du " regardez ce que fait ma main gauche pendant que ma main droite fait autre chose ", on pourra tirer au moins trois enseignements du phénomène " pandémie grippale " en matière de gestion des ressources humaines :

Lire la suite

Dans le n° 9 - Septembre 2009

QUEL " STATUT " POUR LES PERSONNELS DES HÔPITAUX PUBLICS ?

C'est la RENTREE ... et on court de réformes en réformes ... Certains de s'en inquiéter et d'autres de s'en réjouir.

Et parce que les rentrées restent immanquablement l'occasion de faire des bilans, chacun s'abandonne à son analyse de la situation ...

Lire la suite

Dans le n° 8 - Juillet 2009

HPST : la fin et les moyens

La loi HPST n'aura été abordée dans le grand public qu'une fois le titre 1 du texte voté à l'Assemblée Nationale. Le débat s'est cristallisé autour de l'expression du Chef de l'Etat, tendant à faire du directeur " un vrai patron " pour l'hôpital. Une partie des finalités de la réforme, à savoir la définition même de la raison d'être de l'hôpital, de ce qui entre dans le domaine concurrentiel et de ce qui ne peut l'être du fait de la spécificité de la mission publique, a été occultée. Les échanges se sont donc plutôt focalisés autour des outils mis en oeuvre notamment dans l'articulation des pouvoirs internes à l'hôpital. Ces outils n'étaient en fait que la conséquence du choix sociétal opéré par le législateur.

Les médias n'ont pas recherché à faire intervenir les représentants des cadres de direction sur la cohérence de la réforme. C'est d'autant plus dommage, que certains avaient porté quelques unes des grandes orientations reprises ensuite par le texte. La réflexion aurait pu porter sur la réponse aux besoins de la population et sur le fait que ceux-ci ne peuvent uniquement s'appréhender au niveau des instances de l'hôpital mais requièrent aussi un arbitre régional. On aurait aussi pu s'attendre à une réflexion autour de la notion de service public hospitalier, sur le fait que si celle-ci se justifie par les missions remplies par l'hôpital, elle ne peut se maintenir que pour autant que les capacités de la solidarité de la collectivité nationale le permettent. La communication et les interventions ont été surtout consacrées à la nécessité de conserver la nomination nationale des directeurs et à veiller à ce que la position de recherche d'activité soit strictement encadrée.

Lire la suite

recevoir la newsletter